Vendredi 11 mai 2012 5 11 /05 /Mai /2012 19:02

   Sortons d'une administration pour entrer dans une autre.

 

canadapostlogo.gif

 

 

   Le slogan est prometteur, admettez-le. Au Canada, le service de poste est privé. Donc il ne fonctionne pas le samedi, en plus du dimanche et des jours fériés.

 

   Voici comment écrire une adresse :

 

En anglais En français

John Doe

10 Random Street, Apt#4

Ottawa, ON, K1A 0A1

 

John Doe

10 rue Random, Apt#4

Ottawa, ON, K1A 0A1

 

 

   On peut l'écrire indifféremment dans les deux langues officielles. À noter que, si on traduit street par rue, on ne traduit pas le nom de la rue. Main Street (rue principale) devient donc rue Main. Oui, c'est un peu bancal, et en même temps je peux comprendre que ce soit trop galère d'avoir deux noms de rue par rue.

   Une de mes collègues dit qu'il faut mettre une virgule après le numéro de la rue. Personnellement, je ne le fais jamais et mes lettres arrivent quand même à destination...

 

   Le code ON signifie Ontario : c'est la province ou le territoire. Il faut le préciser, comme on précise le département en France.

 

Province ou Territoire   Code

Ontario

Québec

Nova Scotia

New-Brunswick

Manitoba

British Columbia

Prince Edward Island

Saskatchewan

Alberta

Newfoundland and Labrador

ON

QC

NS

NB

MB

BC

PE

SK

AB

NL

 

 

   On écrit le code postal après la ville et la province. C'est toujours Lettre-Chiffre-Lettre Chiffre-Lettre-Chiffre avec un espace au milieu. Le code postal couvre une petite partie (généralement à peine quelques rues) de la ville. Il y a donc plein de codes postaux différents pour chaque ville, qui commencent tous par la même lettre. (Ottawa c'est K, Toronto M, Montréal H...)

   Ça s'explique notamment car les rues au Canada sont longues. Prenez Bank Street : elle va du Parlement jusqu'à Harmony, ça fait dans les 40 km. Du n°1 au n°9180 et quelques. Donc si vous dites que vous habitez rue Bank, on va vous demander un peu plus de précisions... 

  On se repère souvent par blocks, ou par croisements : corner of O'Connor and Slater, corner of Rideau and Sussex. Ça donne une bien meilleure idée. Et ça fait très film américain.

 

   Le plus souvent, on écrit l'expéditeur en haut à gauche de l'enveloppe, et pas derrière.

 

enveloppe.jpg

 

Notez le joli timbre à ratons laveurs.

 

 

  Quand on vit dans un immeuble ou une maison séparée en plusieurs appartements, on aura une boîte aux lettres sous ce numéro plutôt que sous son nom. Donc il faut le préciser.

  On peut l'écrire soit Apt 4, Apt #4, #4, Unit 4, etc, ou n° d'appart - n° de la maison comme sur l'adresse de l'expéditeur ci-dessus.

   La première fois que j'ai dû me rendre à un bureau au 200-1545 rue Chose, j'ai eu un grand moment de doute : "Mais, euuuh... l'immeuble il fait toute la rue ?..." En fait, au Canada, les complexes d'immeubles et résidences ne prennent pas plusieurs numéros comme en France. C'était donc au n° 1545, bureau ou suite 200.

 

Les différents type de rues : 

 

En anglais En français

Avenue

Court

Crescent

Drive

Road

Street

Regional Road (RR)

Highway

Avenue

Court

Coissant

Promenade

Chemin

Rue

Route Régionale (RR)

Autoroute

 

 

   La boîtes aux lettres à Ottawa sont rouges et bariolées. Et comme on est au Canada, elle ne se font pas taguer de partout, ou presque jamais.

 

canadapostbox.jpg

 

 

   Les bureaux de poste sont souvent partagées avec un autre magasin : à côté de chez nous c'est dans un pressing, à côté de mon travail c'est dans une supérette.

 

canadapostoffice.jpg

 

   De ce que j'ai pu observer, envoyer quelque chose en France depuis le Canada prend deux fois plus de temps que l'inverse. À moins de payer un foie et demi pour le service express, je n'arriverai sans doute jamais à poster mes cadeaux de Noël ou d'anniversaire à temps. À moins de m'y prendre un mois à l'avance, ce que mon penchant pour la procrastination ne me permet pas. (Notez comme je prépare le terrain)

 

  La plupart des guichetiers de la Poste sont très gentils. Enfin, ils sont Canadiens, quoi. Celui à côté de chez moi s'est extasié devant mon passeport français quand je suis venue chercher un colis, et on a discuté 10 minutes du français et de Paris.

 

  Voilà pour le petit tour d'horizon de la poste ottavienne... Comme beaucoup de choses, c'est à la fois très semblable et très différent.

Par Anaïs - Publié dans : Ottawa My Love (what a strange cry...)
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Mardi 8 mai 2012 2 08 /05 /Mai /2012 15:44

   Voilà, j'ai fini mon tour du permis de travail temporaire. Enfin presque.

 

   Ma 2ème demande d'AMT a également été refusée. Cette fois-ci, c'est parce que le salaire était trop bas par rapport aux tâches demandées. Donc j'ai vraiment fait tout ça pour rien. Mais si j'avais été moins spécifique dans la description de l'emploi, il m'aurait probablement dit que ce poste ne justifiait pas d'embaucher un étranger. Un autre petit tampon pour le plaisir ?

 

   J'attends de recevoir mon permis de travail valable 2 ans, grâce à Peter. Il n'y a pas de raison qu'il me soit refusé. Mais bon, j'ai bien appris ma leçon, on ne peut jamais être sûr de rien. Et contrairement à ce que je croyais, obtenir un permis a été plus simple pour lui que pour moi.

   Si on me refuse là aussi, je demanderai directement la Résidence Permanente et profiterai du statut implicite, même si ça ne m'enchante pas.

 

  Heureusement que la France a autant d'accords avec le Canada. Si l'un ne marche pas, on peut en tenter un autre. J'aurais aussi sans doute pu demander un permis Jeunes Professionnels. Mais ça n'est valable que 18 mois, ce qui était un peu juste. Et puis, à force, trop c'est trop. Je n'ai ni le courage ni le temps de me renseigner à fond sur autant de visas différents. Je ne veux pas revenir cent fois à la case départ.

   Ma seule consolation est que passer par tout ça me permet d'aider les immigrants que je rencontre par la suite.

 

 

cicapp.jpg

 

 

 


Ma 100e note parle donc d'immigration. Logique, et pourtant, un peu dommage...!

Par Anaïs - Publié dans : How To Get A New Life
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Lundi 7 mai 2012 1 07 /05 /Mai /2012 00:00

   Donc : le Guichet Emploi, cette merveilleuse institution qui respire l'amour et la convivialité.

 

   Vous devez vous inscrire sur leur site. Facile. On vous demande le numéro d'identification de l'entreprise à l'Agence du Revenu. Bon, vous embêtez votre collègue comptable 5 minutes et c'est bon. Vous vous inscrivez.

 

   Il faut savoir une chose : sur le Guichet Emploi, vous ne pouvez pas écrire une annonce. Vous cochez des petites cases. Ça donne ces mêmes annonces absurdes et vides de sens que vous détestiez tant quand vous cherchiez un emploi : un étalage de vagues clichés qui ne donnent pas la moindre idée du profil que l'employeur recherche. Vous voilà donc passé du côté obscur.

 

   Vous calculez soigneusement la durée d'affichage de l'annonce pour que ça fasse 14 jours civils comme exigé par Service Canada. Vous en rajoutez même quelques-uns, parce qu'on n'est jamais torp sûr.

   Repérez le numéro de votre emploi dans la Classification Nationale des Professions (CNP). Il faudra absolument le mettre vous-même dans le dossier d'AMT, sinon Service Canada le fait à votre place et ils vous mettent au plus bas. Or, plus vous êtes haut, plus vous avez de chances de passer.

 

   Vous cochez les cases, vous vous dites : ça ne correspond pas vraiment à ce que je voulais dire, mais bon, j'aurai sûrement la possibilité de détailler librement à la prochaine page. Ah tiens non. La prochaine alors. Non plus. La prochaine ? Bingo : un petit bouton "ajouter des informations". Vous avez droit à 200 caractères. Keep calm and carry on.

 

   L'annonce ne ressemble à rien, mais bon, vous ressentez la satisfaction béate de celui qui suit à la lettre les instructions données, même si c'est n'importe quoi, même si c'est le monde à l'envers, même si n'importe quelle personne dotée d'un microgramme de bon sens éclaterait de rire en voyant la situation. Je le fais, comme ça au moins ils pourront rien dire !

 

 

   Après ça, vous voyez que vous êtes en attente de vérification. Donc votre annonce n'est pas encore postée.

   Deux jours après, vous recevez un courriel disant qu'il faut envoyer le formulaire PD7A de l'entreprise. Vous ré-embêtez votre collègue comptable qui vous le donne, et vous le faxez. Le fax marche pas. Vous réessayez trois fois. Le fax se rit de vous. Vous ne pouvez pas l'envoyez vous-même par e-mail, car votre nom apparaît dans l'adresse, or vous n'êtes pas censé passer une annonce pour votre propre poste. Enfin, peut-être que le Guichet Emploi ne le précisera pas et que Service Canada s'en fout, mais vous n'allez pas prendre le risque. Soit vous embêtez vos collègues pour qu'elles l'envoient à votre place, soit vous attendez rageusement que le fax ait fini sa crise d'adolescence : tu es un fax, un fax, ça n'a pas de scooter, point final.

 

   Vous attendez patiemment d'avoir reçu confirmation que l'annonce est en ligne pour aller modifier la durée d'affichage. Il faut 14 jours civils pour que Service Canada soit content, or ça fait déjà cinq jours que vous avez "écrit" l'annonce. Donc il faut prolonger de cinq jours. Vous ne recevez pas de confirmation. Un beau jour, les candidatures arrivent et vous comprenez que ah oui, tiens, c'est en ligne. 

 

  Commencent alors les 14 jours civils les plus longs de votre vie. Vous recevez chaque jour des dizaines de candidatures de gens qui ont l'air très compétents, d'autres moins, et tous vous font mal au cœur et accessoirement vous mettent en rage : vous êtes un être cruel et perfide, mais c'est pas votre faute, on vous a obligé !

 

amtortholow

 

   Avec la désagréable impression que votre employeur serait bien en droit de vous dire " Bon ça suffit les conneries, tu dégages et on prend un Canadien, comme ça au moins on sera plus emmerdés", vous attendez 14 jours et renvoyez un e-mail de refus à tous ces pauvres candidats disant que vous êtes désolé et que malgré la qualité de leur candidature ils ne correspondent pas au profil recherché, ce qui est faux mais vous vous réfugiez lâchement derrière le charabia impersonnel d'entreprise.

 

   Et vous renvoyez une demande d'AMT en croisant les doigts pour que tout ce merdier en vaille au moins la peine.

Par Anaïs - Publié dans : How To Get A New Life
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Vendredi 4 mai 2012 5 04 /05 /Mai /2012 18:15

   AMT (Avis du Marché du Travail), me voilà. Ceci est dédié à tous ceux qui doivent en passer par là. 

 

   Par chance, ma collègue Karine est Française aussi, donc elle comprend bien ma situation. La demande est faite au nom de l'employeur, c'est lui qui doit montrer qu'il veut garder son employé étranger.

 

   En lieu et place des quelques semaines auxquelles je m'attendais, il a fallu attendre deux mois et demi avant d'avoir une réponse de Service Canada. C'est eux qui s'occupent des AMT. En fait, on adresse la demande aux Ressources Humaines et Développement des Compétences Canada, mais c'est Service Canada qui traite le dossier. Cherchez pas.

 

   J'ai envoyé la demande par fax en décembre, avant Noël. J'ai appelé mi-janvier, on m'a dit : "Ah oui, on a pris du retard, là on commence tout juste à traiter les demandes envoyées en décembre." J'ai rappelé mi-février, on m'a dit : "Ah oui, on a pris du retard, là on commence tout juste à traiter les demandes envoyées en décembre."

   Fin février, un agent de Service Canada a appelé ma collègue Karine pour lui dire que la demande était refusée.

   Ça m'a fait un gros choc.

 

   Leurs raisons :

- Nous n'avions pas présenté l'offre d'emploi sur le Guichet Emploi du gouvernement.

- L'annonce n'indiquait pas le salaire.

- L'annonce parlait d'un poste à mi-temps.

 

   Et apparemment, c'est rédhibitoire. 

 

   Et ce n'est pas la peine d'essayer d'expliquer que :

- Mais euh, c'est quoi, le Guichet Emploi ? Jamais entendu parler !

- Le salaire dépendait de l'expérience du candidat... 

- Le poste était à mi-temps avec possibilité d'évolution en plein temps, et il est d'ailleurs passé à plein temps un mois après l'embauche.

 

   Oui, c'est ma faute, j'aurais dû mieux lire les infos sur cic.gc.ca, mais je deviens allergique à ce site à force.

   Ce que je ne comprends pas (ou, admettons, que je n'ai pas envie de comprendre), c'est pourquoi il n'y a pas une petite case dans leurs formulaires pour les gens comme moi, et comme les centaines d'autres gens en PVT, qui ont été embauchés par un employeur qui n'avait pas du tout pensé qu'il embaucherait un étranger, et qui par conséquent ne pouvait pas prévoir qu'il devrait prouver qu'il a proposé l'emploi à tous les Canadiens avant de le donner à un étranger.

  Par ce que c'est ça qui les chagrine. Le Guichet Emploi, quand on place une annonce dessus, vous donne un numéro d'offre, qui constitue une preuve que l'offre d'emploi a été accessible à tous. En théorie, on ne doit pas embaucher un étranger là où on pourrait embaucher un Canadien... La logique est parfaitement défendable, bien entendu, et elle sert aussi à éviter que les employeurs embauchent des étrangers pour pouvoir les payer moins. N'empêche qu'elle n'est pas pratique pour moi ni pour la plupart des PVTistes. 

 

   Donc, mes possiblités se limitaient à ça :

- Poster l'annonce sur leur fichu Guichet Emploi en précisant "plein temps" et "payé XX$" pendant 14 jours civils, puis refaire une demande d'AMT. Oui oui, c'est bien ça, faire une offre d'emploi bidon pour un poste déjà comblé.

- ...Ah ben non, il n'y a pas d'autre solution en fait.

 

amtlow  

   Eh bien c'est ce que j'ai fait. Qu'est-ce que je pouvais faire d'autre ? Je me sens misérable pour les 83 personnes qui ont postulé avec plein d'espoir dans leur petit cœur et à qui j'ai finalement répondu : "Euuh désolée, on vous prend pas, mais vous êtes super quand même, hein !"

 

 

   En plus du Guichet Emploi, il faut aussi mettre l'annonce en ligne sur plusieurs autres sites pertinents, dans des journaux si votre employeur est assez généreux pour le payer, etc. Et à chaque fois, il faut garder toutes les preuves que vous pouvez (captures d'écran, courriels de confirmation...).

   Ce qu'on ne dit pas, c'est que Service Canada est très exigeant. Plus l'emploi demande des qualifications élevés, plus vous avez de chances d'être accepté. Il faut vraiment montrer que, tout étranger que vous êtes, vous comblez une pénurie de main-d'œuvre canadienne.

   Ajoutez votre CV, une lettre de votre employeur disant que vous êtes trop super, tout ce que vous pouvez pour montrer qu'on vous veut, vous, et que c'est justifié. Il paraît aussi qu'appeler souvent pour savoir où en est son dossier est bien vu.

 

   Comme je ne veux pas ennuyer mon employeur avec ce maelström bureaucratique, c'est moi qui ai tout fait. j'ai demandé qu'on me crée une adresse courriel contact@monemployeur.com pour recevoir directement les candidatures et gérer les inscriptions aux sites d'embauche. J'ai rédigé une lettre vantant mes mérites et mon expérience tellement indispensable pour ce poste, que j'ai fait relire et signer par Karine. J'ai refait l'annonce façon trop-comme-service-canada-ils-veulent (et qui-correspond-trop-à-mon-CV aussi), et je l'ai mise en ligne.

 

 

 

   Un conseil : n'attendez pas pour prolonger votre visa. Tout prend une éternité à faire. 

  Si la fin de votre visa est proche et que vous n'avez pas de réponse des ressources humaines, dans les deux semaines précèdent la fin du visa (et ces deux semaines uniquement, pas avant, pas après), vous pouvez envoyer votre demande de permis de travail avec le détail de votre demande d'AMT et votre n° de dossier au ressources humaines (il suffit d'appeler pour l'avoir), en expliquant que vous êtes en attente de leur réponse. Vous aurez alors droit au statut implicite. C'est mieux que rien.

 

 

   Au prochain épisode : mettre en ligne une annonce sur le Guichet Emploi. Parce que ça non plus c'est pas simple. 

Par Anaïs - Publié dans : How To Get A New Life
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Jeudi 3 mai 2012 4 03 /05 /Mai /2012 22:24

   Nous en étions restés à la demande de permis de travail temporaire, pour travailleur qualifié en ce qui nous concerne.

 

   La seule différence entre Peter et moi, c'est qu'il n'a pas à fournir l'avis du marché du travail (AMT). En revanche, il doit prouver qu'il est bien travailleur autonome et que son entreprise profite à l'économie canadienne. Il n'y a apparemment aucune indication officielle sur les documents à fournir dans ce but, mais on a supposé que le n° de TVH, des bons de commande, des lettres de ses collègues recruteurs et un gros pavé expliquant l'importance du bilinguisme au Canada, statisiques officielles du gouvernement à l'appui, suffiraient. 

 

   Dans mon cas, je dois demander un avis du marché du travail pour poste hautement qualifié (IMM5517), c'est-à-dire qui requiert un diplôme. Ça sert à déterminer si je ne vole pas d'emploi aux Canadiens. On demande à mon employeur s'il a proposé l'emploi à tous, et pourquoi c'est moi qui l'ai eu. C'est assez long et compliqué pour mériter une note en soi.

 

   Donc :

- Peter = demande de permis + preuve de son activité + preuve de sa participation positive à l'économie canadienne.

- Anaïs = AMT à obtenir, puis demande de permis.

 

 

   ...Et on arrive à présent à la raison pour laquelle j'ai attendu qu'on ait déjà fini toutes les démarches avant de les expliquer sur ce blog, car je me doutais qu'il y aurait un certain nombre de rebondissements.

 

   Comme l'obtention de l'AMT prend longtemps et a aussi été source de charmants coups de théâtre, Peter a envoyé sa demande de permis de travail avant moi. Il m'a inscrite comme conjointe de fait, en expliquant que j'étais en attende d'AMT et que j'enverrais ma propre demande plus tard puisqu'il ne peut pas me parrainer. Et il a reçu son permis au bout d'environ un mois. (Champagne !)

   Puis, on a rencontré un autre PVTiste français qui nous a dit que bien sûr que si, on peut parrainer son conjoint pour un permis de travail !

 

autodestruct.jpg

 

   Donc, j'ai r(rrrrrrr)appelé CIC pour confirmer ça, et cette fois, ah bah oui, on m'a dit que c'était vrai, mais seulement pour les travailleurs qualifiés (i.e. qui ont un certain niveau d'études). Ce sera un permis ouvert, qui ne me restreint donc pas à un unique employeur, contrairement à ce que j'aurais obtenu en le demandant par moi-même. Ce qui m'arrange. Donc, je vais faire la même demande que Peter, sans AMT, avec une lettre expliquant que je suis sa conjointe (preuves à l'appui). Et on va croiser les doigts.

 

 

   Ma demande d'AMT est déjà lancée. Je ne sais pas si c'est compromettant pour la demande en tant que conjointe, j'ai pas demandé. D'abord j'y ai pas pensé, et ensuite j'en ai marre. M'en fous. Je suis trop occupée à lutter contre l'envie d'acheter ce joli tampon et l'appliquer consciencieusement sur tous les courriers que je leur envoie. 

 

   Moi, je veux bien faire toutes les démarches qu'on me demande, à condition que ça soit expliqué avec des consignes cohérentes qui soient toujours les mêmes d'un appel à l'autre. Pas si on se fout de ma gueule. Oui, je sais, ce serait 10 fois pire en France.

 

 

   Comme certains n'auront pas la chance de voir leur situation simplifiée comme la nôtre, je vais quand même mettre en ligne ma démarche pour l'AMT, car c'était coton, ça aussi. De ce fait, vous allez bientôt comprendre pourquoi je suis aussi énervée d'avoir dû passer par tout ça quand j'aurais pu l'éviter. 

Par Anaïs - Publié dans : How To Get A New Life
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